Le capitaine de l’équipe de France est au cœur d’une controverse après une plaisanterie sur un montage le représentant aux côtés de Mao Zedong, ancien dirigeant chinois. Face à l’indignation suscitée par ses propos, l’attaquant du Real Madrid a présenté ses excuses, tandis que plusieurs partenaires commerciaux ont mis fin à leur collaboration avec lui.
Une plaisanterie qui prend une dimension internationale
Une envolée humoristique a suffi à placer Kylian Mbappé dans une situation délicate. L’attaquant du Real Madrid s’est retrouvé au centre d’une polémique en Chine après avoir évoqué, dans un extrait du podcast The Bridge, un montage numérique associant son visage à celui de Mao Zedong, fondateur de la République populaire de Chine.
Interrogé sur le mème qui l’avait le plus fait rire, le capitaine des Bleus a expliqué qu’il s’agissait d’une vidéo montrant son visage sur le corps d’un homme qu’il pensait être « un dictateur chinois ». Une référence à Mao Zedong, figure majeure de l’histoire contemporaine chinoise, dont l’image demeure particulièrement sensible dans le pays.
Si la remarque semblait relever de l’humour autour des caricatures diffusées sur les réseaux sociaux, elle a rapidement provoqué une vague de réactions négatives. En Chine, où Mao conserve une place centrale dans le récit historique officiel, cette référence a été perçue comme une offense par de nombreux internautes.
Des excuses et des conséquences commerciales
Face à l’ampleur de la controverse, Kylian Mbappé a présenté ses excuses dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse. Le joueur a reconnu le caractère maladroit de ses propos et exprimé ses regrets auprès des personnes qui ont pu se sentir blessées.
« Je présente mes excuses à toutes celles et ceux que mes mots ont heurtés », a-t-il déclaré, tout en réaffirmant son profond respect pour le peuple chinois et son histoire.
Ces excuses n’ont toutefois pas immédiatement mis fin aux réactions. Plusieurs entreprises chinoises, dont des marques des secteurs des boissons et des produits laitiers, ont annoncé la rupture de leurs partenariats avec l’international français. La polémique a également conduit la Liga, le championnat espagnol, à exprimer ses regrets auprès du public chinois. Son président, Javier Tebas, a présenté des excuses au nom de la compétition.
Mercredi 28 octobre 2026, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a déclaré que Pékin prenait « au sérieux » les excuses du footballeur. Une réaction qui marque une première réponse officielle, sans pour autant signifier que la controverse est définitivement close.
Au-delà de l’image du joueur, cette affaire rappelle combien la notoriété internationale des grandes stars du sport les expose à des enjeux qui dépassent les terrains. À l’heure où les partenariats commerciaux et les communautés de supporters occupent une place importante dans l’économie du football, une déclaration jugée offensante peut rapidement entraîner des conséquences bien au-delà de son contexte initial.
M.F
































































