Jeune leader du Bloc Républicain et président du Mouvement Jeunesse Wadagni, Laurent Zomaï était l’invité de l’émission Actu Matin sur Canal 3 Bénin, ce mardi 23 septembre 2025. Conseiller communal à Lokossa et figure montante de la scène politique nationale, il s’est réjoui de la désignation de Romuald Wadagni comme porte-étendard de la mouvance présidentielle pour la présidentielle de 2026. Dans cet entretien, il explique pourquoi le ministre d’État incarne, selon lui, une chance historique pour la jeunesse et pour l’avenir du pays.
Journaliste : Vous êtes l’un des tout premiers jeunes à avoir mobilisé autour de la personnalité de celui qui a finalement été désigné. Comment vous êtes-vous senti lorsque vous avez appris que c’est lui qui a été choisi ?
Laurent Zomaï : Il faut avouer que l’annonce de la candidature du ministre d’État Romuald Wadagni a été pour moi une immense joie. C’est une satisfaction morale, mais aussi la récompense d’efforts constants. Nous rendons grâce à Dieu, car, d’une certaine manière, la nature nous a entendus. Je crois sincèrement que c’est une bénédiction pour le pays.
Qu’est-ce qui, selon vous, a pu jouer en sa faveur ?
Au sein de la mouvance présidentielle, plusieurs personnalités nourrissaient également cette ambition. Mais en ce qui concerne Romuald Wadagni, je dirais que trois éléments ont été déterminants : la volonté des partis politiques, la qualité du travail accompli jusqu’ici et la décision éclairée du chef de l’État. À cela s’ajoute la prière du peuple béninois qui espérait voir un jeune prendre les rênes du pays à partir de 2026.
Quel est l’intérêt qu’il soit un candidat jeune ?
Vous savez, au-delà du Bénin, la tendance mondiale, et particulièrement dans notre sous-région, montre une mutation vers des leaderships plus jeunes. Romuald Wadagni, fort de ses dix années d’expérience dans la gouvernance et les réformes au Bénin, mais aussi de son parcours à l’international, incarne parfaitement cette évolution. C’est une véritable chance pour notre pays.
De quelle chance parlez-vous exactement ?
C’est une chance parce que la jeunesse représente naturellement le levier du développement. Nos aînés ont déjà beaucoup donné pour la construction de cette nation. Aujourd’hui, il est temps de passer le flambeau à une nouvelle génération afin de voir si nous pouvons apporter une touche différente, une dynamique nouvelle.
Certains pourraient dire que ceux qui ont dirigé depuis 1960 ont tout de même apporté leur contribution…
Bien entendu, mais il faut reconnaître qu’au-delà de l’âge, depuis les années 1990, beaucoup de choses n’ont pas évolué comme il se doit. D’où l’importance d’une relève.
Que font actuellement les jeunes en attendant l’investiture prévue pour le 4 octobre prochain ?
C’est notre candidature, notre fierté ! Depuis le 1ᵉʳ septembre, tout le pays est en effervescence. Des mouvements s’organisent partout, parfois de manière discrète. Nous avons appris, ces dix dernières années, à éviter les cultes de personnalité. Ainsi, beaucoup d’actions se mènent sur le terrain sans tapage médiatique. L’essentiel est de renforcer notre démocratie et de donner de l’espoir.
Pourquoi avoir choisi Parakou plutôt que Lokossa, sa région d’origine ?
Parce que Romuald Wadagni n’est pas un candidat de Lokossa ni du Mono, mais bien un candidat du Bénin tout entier. Des investitures ont déjà eu lieu à Cotonou et à Porto-Novo. Cette fois-ci, il était important de diversifier et de vivre ce moment historique avec nos frères du Nord, à Parakou.
Que doit-on attendre précisément de l’investiture de Parakou ?
Une mobilisation exceptionnelle. Au-delà de ce que prévoient les partis politiques, la jeunesse s’organise activement pour montrer que ce choix est le nôtre. Nous voulons prouver aux dirigeants que nous sommes pleinement engagés derrière Romuald Wadagni.
Depuis sa désignation, il ne s’est pas encore officiellement exprimé…
Il parlera en son temps. Il n’est pas candidat pour lui-même, mais pour toute la mouvance présidentielle. À l’investiture, il adressera certainement quelques mots. Les partis politiques qui l’ont porté lui donneront l’occasion de s’exprimer.
Justement, ces partis ont des sensibilités différentes : le Bloc Républicain d’un côté, l’Union Progressiste le Renouveau de l’autre. N’est-ce pas une alliance risquée ?
Pas du tout. Ces deux partis travaillent pour une même idéologie : le développement du pays. Le système partisan a été pensé pour renforcer la démocratie et structurer la vie politique. Romuald Wadagni incarne parfaitement l’esprit et les ambitions des deux partis, et même au-delà.
Comment cela ?
Parce que, bien qu’ayant été désigné par le BR et l’UP-R, il est également soutenu par d’autres formations de la mouvance présidentielle comme la RN, le Moele-Bénin, et surtout par l’ensemble des organisations de jeunesse. Nous sommes reconnaissants aux partis politiques d’avoir fait confiance à notre génération.
Alors, qu’est-ce qui est concrètement préparé pour la jeunesse ?
À travers cette désignation, la mouvance présidentielle veut redonner espoir à la jeunesse, notamment en matière d’emploi. C’est un axe central de la vision portée par Romuald Wadagni.
Mais a-t-il vraiment une vision claire pour les jeunes ?
Ceux qui le connaissent savent qu’il est un travailleur acharné. Depuis son jeune âge, il n’a vécu que pour le travail. Il ne fait pas de compromis lorsqu’il s’agit de servir. Nous, la jeunesse, devons-nous inscrire dans cette dynamique, car le développement ne viendra pas des loisirs, mais de l’effort collectif.
Comment les jeunes ont-ils perçu la désignation de Mme Mariam Talata comme colistière ?
Pour nous, c’est avant tout une source d’expérience. Ensuite, elle jouera le rôle de conseillère maternelle auprès de Romuald Wadagni. C’est un homme qui sait écouter ses aînés et il saura tirer profit de l’expérience et de la sagesse de Mme Talata pour l’avenir du pays.
©BÉNIN MÉDIAS



























































