L’influenceur béninois Alain Kenneth a annoncé ce jeudi avoir été convoqué par le Centre National d’Investigation Numérique (CNIN). Cette convocation intervient dans un contexte marqué par la polémique suscitée par son récent séjour au Gabon, un voyage qui a contribué à raviver les tensions entre ressortissants béninois et gabonais.
Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, le créateur de contenus a informé ses abonnés de la situation :
« Je viens d’être convoqué par le CNIN. Si vous voyez cette vidéo, c’est que je suis en route pour me présenter. Au cas où vous n’aurez plus de mes nouvelles, vous savez où me trouver. Il faut prendre ses responsabilités. Si je dois être enfermé pour qu’il y ait la paix entre les deux pays, qu’il en soit ainsi », a-t-il déclaré.
Un voyage sous haute tension
Pour rappel, face aux vives polémiques qui agitaient les réseaux sociaux autour des relations entre Béninois et Gabonais, Alain Kenneth avait choisi de se rendre au Gabon du 10 au 16 septembre 2025. Son objectif affiché : s’imprégner de la réalité sur place et témoigner de la situation vécue par les ressortissants béninois.
Durant son séjour, l’influenceur a documenté son immersion à travers des vidéos et témoignages, soulignant que les Béninois vivaient normalement au Gabon, loin des rumeurs alarmistes propagées en ligne. Mais l’une de ses vidéos, tournée dans le quartier où il logeait et jugée offensante par certains internautes gabonais, a déclenché une vague d’indignation. Le lieu filmé a été présenté par plusieurs comme un « bidonville », ce qui a été perçu comme une tentative de dénigrement du pays.
Des excuses publiques
Face à la montée des tensions, Alain Kenneth a tenu à présenter ses excuses au peuple gabonais et à ses autorités. Il a affirmé qu’il n’avait jamais eu l’intention de porter atteinte à l’image du Gabon :
« Mon objectif en voyageant au Gabon était de montrer aux Béninois que leurs ressortissants vivaient sans problème. J’ai filmé la ville en mettant en avant les bonnes choses que j’ai découvertes. Mais certains ont sorti un extrait de la vidéo pour m’attaquer, alors que ce n’était pas mes intentions », a-t-il expliqué.
Cette convocation du CNIN s’inscrit dans un contexte diplomatique fragile, marqué par la sensibilité des relations entre les deux peuples. Reste à savoir quelles suites seront données à ce dossier qui, au-delà des réseaux sociaux, touche désormais aux questions de cohabitation et de perception mutuelle entre communautés béninoise et gabonaise
Julienne Tabé



























































