Donald Trump et Vladimir Poutine se sont retrouvés ce vendredi 15 août à Anchorage, en Alaska, pour un sommet inédit depuis 2019, centré sur la guerre en Ukraine. Une rencontre historique en les deux dirigeants qui à leur descente d’avion sur le tarmac de la base militaire Elmendorf-Richardson, se resserrent les mains pour la première fois depuis 2019. Le président américain espère arracher un cessez-le-feu, tandis que son homologue russe pourrait mettre sur la table une proposition de contrôle des armements. Une ouverture qui permettrait aux deux dirigeants de repartir avec un compromis, même minimal.
Points clés du sommet

Première rencontre depuis 2019 : Les deux chefs d’État se réunissent sur la base militaire d’Elmendorf-Richardson, sans Volodymyr Zelensky ni représentation européenne. Les discussions, entamées à 19h26 TU, devraient durer « au moins 6 à 7 heures » avant une conférence de presse conjointe, la première depuis Helsinki en 2018.
Inquiétudes à Kiev et en Europe : Les alliés de l’Ukraine craignent que Donald Trump, séduit par la posture autoritaire de Vladimir Poutine, n’accepte une redéfinition de la carte ukrainienne au profit de Moscou.
Un face-à-face décisif selon Trump : Fidèle à son style direct, le président américain assure qu’il saura « en cinq minutes » si la rencontre est un échec ou le début d’une solution au plus violent conflit en Europe depuis 1945.
Prudence côté russe : Arrivé plus tôt dans la journée, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré : « Nous ne faisons aucune prédiction », affirmant que Moscou défendra fermement sa position.
Un lieu chargé de symboles
Située à proximité du détroit de Béring, l’Alaska n’est qu’à un vol direct de la Russie. Ce choix de lieu facilite la venue de Vladimir Poutine, visé par un mandat d’arrêt international pour crimes de guerre mais protégé aux États-Unis, qui ne reconnaissent pas la Cour pénale internationale.
La base militaire d’Elmendorf-Richardson, la plus grande d’Alaska, compte 30 000 habitants dont 6 000 militaires. Pendant la guerre froide, elle servait de centre stratégique contre l’Union soviétique. Accueillir aujourd’hui le président russe dans un tel lieu relève d’un geste symbolique fort de la part de Donald Trump.
Jean Nourenx






























































