Incarcéré depuis 2010 dans le dossier de l’assassinat de Pierre Urbain Dangnivo, Allofa Kossi Codjo est décédé ce lundi 26 octobre 2026 au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (CNHU-HKM), des suites d’un accident vasculaire cérébral (AVC), selon un communiqué du procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Sa mort intervient quelques mois après le dernier procès de cette affaire qui a profondément marqué l’opinion publique béninoise.
Du dossier judiciaire à son dénouement, l’affaire Dangnivo aura tenu le Bénin en haleine pendant de longues années. Arrêté en 2010 dans le cadre de l’enquête sur la disparition et l’assassinat présumé de l’ancien cadre du ministère de l’Économie, Allofa Codjo est devenu l’une des figures les plus connues de cette procédure. Évacué de la prison civile de Cotonou vers le CNHU-HKM, il y a rendu son dernier souffle, selon les informations communiquées par le parquet.
Au terme du procès tenu en juillet 2026, la justice béninoise avait reconnu Allofa Kossi Codjo coupable et l’avait condamné à trente ans de réclusion criminelle. Son coaccusé, Donatien Amoussou, a quant à lui été acquitté. Cette décision judiciaire, intervenue le 22 juillet dernier selon les informations disponibles, avait marqué une étape décisive dans un dossier aux multiples rebondissements, suivi de près par les citoyens et les acteurs de la vie publique.
Dans son communiqué annonçant le décès, le procureur de la République a privilégié une communication factuelle, évoquant l’AVC et la prise en charge du détenu au centre hospitalier. Le parquet indique également que « les procédures adéquates sont en cours », sans apporter davantage de précisions sur les diligences administratives et judiciaires engagées après la mort du condamné. À ce stade, aucun élément officiel supplémentaire ne permet d’aller au-delà des circonstances médicales rapportées.
Le décès d’Allofa Codjo clôt ainsi un chapitre humain et judiciaire particulièrement sensible de l’affaire Dangnivo, sans effacer les nombreuses interrogations qui ont accompagné ce dossier au fil des années. La mort d’une personne détenue implique, en outre, le respect des procédures légales applicables et la nécessité de documenter les circonstances du décès. Après seize années écoulées depuis son arrestation en 2010, Allofa Kossi Codjo disparaît alors que sa condamnation à trente ans de réclusion criminelle était toujours exécutoire, selon les éléments communiqués.
M.F


























































